Marché d’ailleurs : les dromadaires de Mauritanie

Marché d’ailleurs : les dromadaires de Mauritanie

Le 20 Heures de France 2 nous emmène dans le désert mauritanien où l’on négocie le prix d’un animal qui fait partie de la vie d’une majorité des habitants : le dromadaire.

 

En Mauritanie, tout le monde les appelle les chameaux. Ce sont en réalité des dromadaires, des centaines de dromadaires qui au petit matin débarquent de tout le pays sur ce marché en périphérie de Nouakchott, la capitale. Les animaux ont parcouru pour certains plus de 1 000 kilomètres, 48 heures de trajet. “S’il vient de loin, on met du sable dans le camion pour que le chameau reste tranquille, explique Mohamed Yeslm, vendeur de dromadaires. A partir du moment où il descend, ça commence à négocier.”

Une concurrence féroce

Le marché de Nouakchott est le plus grand du pays et même d’Afrique de l’ouest. En moyenne, 500 bêtes seraient vendues ici tous les jours. Il faut dire qu’en Mauritanie, on ne compte pas moins d’un dromadaire pour deux habitants. La taille, l’âge, le genre : il y en a pour tous les goûts et la concurrence est féroce. Vient ensuite le temps de négocier et là aussi, il y en a pour toutes les bourses. Le prix d’un dromadaire va de 150 à plus de 1 000 euros. L’immense majorité des dromadaires de ce marché est consommée. L’animal est avant tout recherché pour sa viande.